Article dans Le Soir du 19 mai 2026: Les maisons des seniors, mine d’or du logement wallon
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- 19 mai
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Une étude inédite de l’IWEPS révèle qu’en Wallonie, 233.617 maisons sont occupées uniquement par leurs propriétaires âgés de 65 ans et plus, soit près d’un logement sur sept. Dans 99,6 % des cas, ces grandes habitations n’abritent qu’une ou deux personnes, alors que 89 % comptent au moins cinq pièces.
L’enjeu est majeur pour les prochaines décennies : avec l’espérance de vie actuelle, une grande partie de ces logements pourrait se libérer d’ici 2040-2050. L’IWEPS y voit un immense potentiel pour répondre à la crise du logement sans construire sur de nouvelles terres agricoles ou naturelles.
En ajoutant les 130.348 maisons actuellement inoccupées, la Wallonie disposerait d’un réservoir potentiel de 363.965 logements à réutiliser ou remettre sur le marché.
L’étude montre aussi que :
51 % de ces maisons se situent dans des zones déjà urbanisées (“centralités”) ciblées par le Schéma de développement du territoire (SDT) wallon ;
certaines communes périphériques ou rurales comptent une très forte proportion de logements détenus par des seniors, comme Neupré (25,1 %) ou Daverdisse (23,4 %) ;
les grandes villes comme Liège (8,1 %), Namur (12,9 %) ou Charleroi (12,2 %) sont moins concernées.
L’IWEPS souligne toutefois plusieurs freins à cette “transition résidentielle” :
obstacles fiscaux et urbanistiques,
coût des rénovations énergétiques,
difficulté pour les seniors de trouver un logement plus adapté,
attachement culturel à la maison familiale,
préférence persistante pour la construction neuve.
L’objectif serait donc de passer progressivement d’une logique de “construire” à une logique de “recycler” le parc immobilier existant, afin de limiter l’étalement urbain et mieux utiliser les logements déjà disponibles.
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