Retour de la Liste des Citoyens sur la plateforme numérique Egora

Lors du conseil communal du mois de juillet, les développeurs de la plateforme Egora sont venus nous présenter le fonctionnement de cet outil. Nous avons ainsi eu l’occasion de poser nos questions et de formuler nos remarques, tant à l’attention des concepteurs du projet que des membres du Collège.
Pour rappel, Egora est présenté comme un projet pilote de participation citoyenne reposant sur une plateforme numérique.
Nous avons accueilli très favorablement cette expérimentation mais nous avons insisté sur les conditions nécessaires pour que l’expérience soit crédible et représentative.
Le premier ensemble de nos préoccupations porte sur l’organisation pratique de la consultation. Nous trouvons calendrier assez court — cinq mois comprenant la période des vacances d’été — et craignent qu’une consultation lancée autour d’août et septembre ne touche qu’une partie de la population. Nous avons également interrogé la manière dont seront choisis les experts et personnes-ressources chargés d’alimenter les citoyens en informations.
Un deuxième enjeu est la confiance des citoyens. Contrairement aux votations suisses évoquées pendant le débat, le résultat de cette consultation ne serait pas contraignant. Nous avons donc souligné qu’il faudra montrer concrètement comment les contributions citoyennes auront influencé la décision communale. Sans cela, une consultation pourrait produire l'effet inverse de celui recherché et décourager la participation future.
Nous avons également expliqué qu'il est important que l'information donnée aux participants doit être perçue comme neutre et pluraliste, les experts doivent être choisis de manière crédible et les échanges en ligne doivent être modérés pour éviter que la plateforme ne reproduise les travers des discussions sur les réseaux sociaux.
Dimitri a rappelé la distinction entre trois niveaux de participation : information → consultation → délibération. La délibération est présentée comme particulièrement importante, car elle permet aux habitants de confronter leurs opinions et de combiner l'expertise technique avec leur connaissance concrète de leur rue ou de leur quartier. L'idée est que cette « intelligence collective » puisse faire émerger des propositions auxquelles les autorités n'auraient pas nécessairement pensé.
Nous avons également abordé la question de la représentativité. Nous avons notamment défendu le tirage au sort afin de ne pas entendre uniquement les citoyens déjà très actifs ou intéressés par un sujet. Une invitation personnelle envoyée aux habitants a été évoquée comme moyen d'élargir la participation.





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